Tout absorber

Par défaut

L’odeur omniprésente de barbecue en ce début de printemps, regarder autour, voir les gens s’amuser, chanter en cœur, dans une installation informelle en taule. Leurs voix recouvrant la musique, voir les uns un peu saoul flirter entre eux ou avec des touristes, les autres danser, danser merveilleusement bien. Faire de larges sourires aux femmes que l’on admire pour leur manière de se mouvoir et se voir rendre le même sourire aussi chaleureux.

Parler, ne rien comprendre mais parler, parler, dire que l’on est française et voir dans leurs yeux le fantasme qu’ils se font de Paris. Paris, ville de l’amour. S’ils savaient …

Voir la plus belle des vues avant de sortir, Cape Town de nuit, la ville éclairée alors qu’on est dans un taxi, avec tous les autres, riant de bon cœur & jeter un œil dehors. Le souffle coupé, nous en haut & la ville à nos pieds, magnifique, scintillante, gigantesque. Vouloir se perdre dans ce champ de lucioles, vouloir apprendre la ville, la connaître par cœur, se fondre dans le paysage.

Avoir envie de tout faire, tout. Voir les baleines, monter en haut de Table Mountain, aller à un festival de musique, faire un safari, aller sur la Garden Route, sauter du plus haut pont du monde, voir les pingouins, le Cap de Bonne Espérance, faire la fête dans un township, retourner à Robben Island une fois bilingue, retourner au Old Biscuit Mill, apprendre à surfer, aller au District Six, aller dans tous les musées de la ville, voir l’exposition sur Banksi, lire la biographie de Mandela, saisir l’importance de ce héros national, finir mon article sur le Bang Bang Club, interviewer l’un des journalistes de ce groupe, apprendre à danser comme Annitte (oui en fait ça s’écrit comme ça), apprendre à parler afrikaans, xhosa, apprendre tous les gros mots suédois, suisses, allemands, canadiens, anglais, manger du crocodile, du springbok, de l’antilope, se goinfrer des petits gâteaux home-maid pas loin du bureau au gout de spéculoos…

Et s’entendre dire par sa roomate qu’il ne nous reste plus que dix dimanches.

Publicités

Une réflexion sur “Tout absorber

  1. Mai MARCHAL

    trop trop de choses à absorber, cela ennivre les sens et l’on se sent pris dans un tourbillon, nous en sommes de la partie,
    Mai

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s