Le vague à l’âme

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Les amis,

Parfois on a beau tout essayer pour se sentir chez soi, s’occuper un peu, beaucoup pour oublier qu’on n’est pas dans son milieu mais il y a toujours un petit quelque chose qui manque. Un petit rien du tout qui vous rappelle qu’ici vous n’êtes pas chez vous et que vous ne parviendrez jamais à retrouver cette sensation. Alors les journées passent difficilement & je regarde avec nostalgie vos photos, signe d’un amour sans conteste & je me sens encore plus malheureuse …

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Ezo, 30 avril 2011, BPI

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Julie B., 14 juillet 2013, Saintry

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Nono, 25 août 2013, Dax

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Sal’té d’Noopy, 25 août 2013, Dax

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Hélène, 31 août 2013, Athis

Mais depuis j’ai rencontré Sille et je ne pense plus du tout à vous.

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Sille, 13 octobre 2013, Table Mountain

A bon entendeur, Salut !

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Et quand le soleil pointe le bout de son nez

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Les journées se réchauffent et le temps s’accélère.

Dans une semaine le concert de Rihanna (je ne tiens pas à me justifier, chacun ses petits plaisirs honteux mais quand même j’y vais avec Sille & ici écouter Rihanna ce n’est pas la même chose, c’est entrainant & puis tout le monde chante en chœur quand les premières notes de ses musiques se font entendre & puis je comprends les paroles parce qu’elles ne sont pas trop dures & puis Diamonds c’est un peu la chanson des fins de soirées, de celles qui restent en tête alors qu’on est sur le chemin du retour, à cinq heures du matin dans les rues de Paris, alors qu’on attend notre métro avec une copine après une soirée passées à virevolter, à sauter, à crier, une parfaite nuit d’été, lorsque l’on est en petite robe et que la brise rafraichit l’air chaud, de ces soirées à deux que l’on savoure avant de prendre un chemin différent. Quand l’une part à Marseille & que l’autre part en Afrique. Enfin bref, je vais au concert de Rihanna & je l’assume).

Dans deux semaines nous serons en novembre, le mois de mon retour, mes vingt-huit derniers jours au sud du continent africain, après un an à attendre ces quatre vingt dix jours. Et tout ça prendra fin en seize heures. Seize heures dans deux mètres carré avec en tête, une ville entière, des souvenirs qui prendront beaucoup de place mais pas autant que mes deux nouvelles petites robes, ma nouvelle veste à petits carreaux vichy sur le revers, mon nouveau short incontournable de chez Top Shop et mon super, adorable & terriblement mignon petit Polaroid (entre Rihanna et les achats compulsifs je veux bien croire que vous me trouviez superficielle mais vous vous en doutez les vraies choses restent dans le cœur & ici elles sont si nombreuses que je ne peux les partager via une page Microsoft Word, mais prenons rendez-vous & je pourrai vous abreuver d’anecdotes édifiantes, d’histoires drôles & moins drôles & de celles qui ressemblent à toutes les autres). 

Et dans cinq semaines, le frère qui vient faire un bout de chemin avec moi. 

Mais se focaliser sur ce qu’il s’est passé avant de penser au départ, se remémorer de jolies choses, de beaux souvenirs …

Piocher par hasard l’un d’entre eux, comme cette journée où Pam m’a amené avec elle voir le match de rugby Springboks (équipe Sud africaine) contre les All Blacks.

Sille & moi sommes allées au Old Biscuit Mill pour faire le plein de délicieuses choses à déguster. Avons gouté tous les pestos, avec de la roquette, de la coriandre, du basilic, des olives, tous les fromages, les plus forts, les plus doux, avons trouvé du saucisson, celui nommé « Toulouse » et ceux au vin blanc, quelle idée. Après abuser de la gentillesse de tous les marchands, s’arrêter boire un verre de vin blanc accompagné d’une crêpe au caramel fait maison. Retourner dans la gigantesque tente aux parfums envoutants & acheter frénétiquement tous les mets, ne rien oublier, enivrées par les odeurs avoir peur de manquer de quelque chose. Puis retrouver les autres volontaires autour d’un nouveau verre de vin, saviez vous que l’Afrique du Sud était connue pour ses vignobles ?

Puis rentrer à Heathfield, chargées comme des bourriques. Retrouver Pam et partir, en route pour le match. Parier en chemin avec elle que les Springboks l’emporteront, la provoquer parce qu’elle est pour les All Blacks. Voir le match, sur un grand écran, installé pour l’occasion dans la salle à manger, accueillies par le frère de Pam et par tous les autres. Une dizaine de personnes hurlant à chaque action, la sœur de Pam à genoux devant un joueur des All Blacks à deux doigts de marquer un point, entendre « Fuck » chaque minute, les verres que l’on fait s’entrechoquer à chaque bonne action, les langues que l’on tire à ceux qui encouragent le camp adverse … et perdre 10 rands.

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La Magie qui peut frapper à tous les coins de rue sous les yeux ébahis des grands & des plus petits

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Django le puppy & moi, instant immortalisé par mon Polaroid super chouette

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La vue du train direction Kalk Bay un dimanche en plein mois de Novembre. Si seulement le RER C nous permettait d’avoir le même tableau !

Ou bien voir l’archevêque Desmond Tutu le jour de son anniversaire.

Venir nettoyer une plage pour une association & une fois sur place, se rendre compte que la plage est déjà propre. Se retrouver alors dans un township choisi à la dernière minute car les volontaires étant nombreux, l’embarras était de taille. Voir arriver une horde de journalistes prendre en photo les détritus jonchant le sol, interviewer les habitants incrédules et se bousculer pour prendre en photo le prix Nobel de la paix cuvée 1984. Puis le chaos autour d’un carton amené aux pieds de l’archevêque, l’ouverture de ce dernier et apercevoir un petit pingouin totalement terrifié par l’ambiance électrique du moment. Photo, clic clac Kodak & Monsieur Tutu se fait la belle. Quinze minutes pour montrer au monde entier qu’il a pris de son temps pour la communauté. C’est décidé, je ne croirai plus les journaux du soir vantant les mérites d’un vieux monsieur de quatre vingt deux ans ayant passé la journée à nettoyer les rues de Cape Town.

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Le chaos devant Desmond Tutu. Ramasser une brindille n’est pas une sinécure !

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L’adorable petit pingouin

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Desmond Tutu, je sais … Je vous impressionne.

Et finir l’article, prise d’un doute, se dire que peut être l’Afrique du sud ce n’est pas extraordinaire comme l’on pourrait se l’imaginer. Que cela n’est pas du tout ce à quoi l’on s’attendait & que peut être je vous ennuie avec mes balivernes. Mais dieu que c’est exaltant lorsque l’on est sur place !

PS : Un dernier mot pour vous dire que … J’AI RENCONTRE L’EX DE LA FILLE DE KEVIN CARTER !

(et que j’ai croisé deux DS3)

Bon automne à vous les amis !

Cape of Good Hope

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Grace au Peninsula Tour nous avons pu nous rendre au sein de la réserve de Table Mountain. Une immense étendue sauvage dans laquelle la faune & la flore prospèrent.

De même, nous nous sommes rendus à l’extrémité du continent africain, au Cap de Bonne Espérance. Après tous les livres lus à ce sujet, vous pouvez vous imaginer dans quel état j’étais ! Mais entre nous, ce n’est pas extraordinaire comme paysage hein…

Ah & puis nous avons aussi vu des babouins ! Ainsi que pleins de panneaux nous mettant en garde contre ces derniers. Ils sont, semble t-il, très méchants. C’est pour cela que lorsque l’un d’entre eux est entré dans le van nous avons toutes hurlé à la mort. Normal.

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Vous avez vu comme ils ont l'air mauvais les bougres ?

Vous avez vu comme ils ont l’air mauvais les bougres ?

 

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& voici le bout du bout du continent africain les amis … Comme si vous y étiez mais sans le vent qui y régnait, à décorner les boeufs je vous dis !

Le Cap de plus près

Le Cap de plus près

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Kalk Bay vu d’en haut … C’est ici qu’on a l’habitude de prendre l’air, de se restaurer dans le délicieux Polana & de boire des cocktails succulents dans une ambiance latino-américaine au Cape to Cuba (à un prix défiant toute concurrence, 2 euros & des brouettes pour un Mojito à l’Hibiscus, qui dit mieux?)

Woodstock

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Et voici LA place, le quartier que je préfère, Woodstock.

Du street art qui se fond dans un quartier particulièrement pauvre. Il suffit de s’y balader pour passer d’un endroit peu accueillant au centre du monde bobo.

Des cafés vides, sombres, des ordures qui jonchent le sol et un chef d’œuvre sur le mur qui les soutient. Le contraste est détonnant. C’est peut être pour ça que je l’affectionne tant ce quartier, parce qu’il est insaisissable.

Mais peut être aussi pour Superette. Ce café réfectoire fait des œufs à la coque, du muesli maison et des salades à tomber par terre ! Et, cerise sur le gâteau, il y a WIFI gratuit.

Et puis nous nous sommes rendus dans une exposition qui regroupait quelques artistes autour de Banksy. Une journée parfaite en somme.

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Bientôt un mois

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EARTHDANCE Festival

Frédérique & moi

Frédérique & moi

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Bien plus agréable au soleil

Les amis,

Les journées passent si vite. Le temps de prendre ses marques & déjà certains prennent la route pour rentrer chez eux.

Bientôt un mois. On court pour faire le plus de choses possible. On est déjà peinés de se quitter les uns les autres & pourtant, on vient juste de faire connaissance (& c’est d’autant plus triste lorsque ce sont les français qui se font la belle).

Un mois c’est le temps pour découvrir la ville, se faire truander par des chauffeurs de taxi parce que l’on est étranger, le temps aussi pour visiter les jolies choses de la ville, les coins bobos que l’on détesterait à Paris mais que l’on aime ici, le temps d’apercevoir la mer à travers les vitres du trains,  le temps d’être fatiguée de lutter contre le froid, le temps pourse mettre à penser à ceux que l’on voit vivre dans la rue, le temps de penser à eux lorsque l’on entent, dehors, le vent souffler terriblement fort, le temps de se rapprocher de ce que l’on nomme « township », de voir aussi ceux qui en sortent et qui trouvent les moyens de s’acheter leur propre maison.

Un mois c’est aussi le moment pour se mettre à travailler sur le fameux article, parce que les nouvelles du frère parti enCrète, ses photos & ses anecdotes hebdomadaires ne suffisent pas à remplir mon papier.

Mais durant ce mois, parmi les vingt-quatre jours passés ici, il y a aussi des moments qui font que le temps s’arrête…

Comme ce soir où Pam & Mr Thank You (son meilleur ami) m’ont amené au Casino. Pam va tous les mercredi à la loterie pour gagner une voiture souvenez-vous. Mais lorsqu’elle me parlait de loterie je ne m’attendais pas à Walt Disney combiné avec Las Vegas ! C’était fou, gigantesque, à en perdre la tête. Deux patinoires, un cinéma, une salle de spectacle, une place avec fontaines, restaurants, ciel étoilé (& faux), un KFC, deux salles pour les machines …

Ou bien comme cette nuit interminable passée dans une tente. En route pour un festival de transe musique je ne pensais pas finir glacée, exténuée, couverte de boue, à tenter de m’endormir avec un son si fort que l’on ne pouvait penser, si fort qu’il entrait par tous les pores de ma peau. Ce fut, il me semble, la pire nuit de toute ma vie. Et le lendemain j’ai terminé pieds nus, en salopette à faire du coloriage (un chat avec une robe de mamie, un bonnet de nuit très coquet & une maison dans le fond, j’ai choisi le plus moche pour le challenge).

Enfin, maintenant qu’un mois s’est écoulé, la routine pointe le bout de son nez.

Premier réveil 7h00, deuxième réveil 7h10, troisième réveil 7h15, à 7h20 je sors de mon lit. Oranges piquées à Pam,pressées & bues. En attendant que mon horrible café en poudre Ricoré refroidisse, cigarette pour prendrela température dehors. Mon café n’est jamais à bonne température après ma cigarette alors instant serein sur le canapé de la maison à attendre. 7h40, café avalé en vitesse. 7h45 sonne le moment fatidique de la matinée. Puis vient 8h15, Pam sur le pas de la porte me lance un « Enjoy your day » & me regarde fermer le portail, en route …

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Grand West, le casino qui dépasse l’entendement

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Le ministre du logement remettant les clés d’une des nouvelles maisons construites afin de désenclaver les zones minées par l’Apartheid. Les nouveaux propriétaires ont pu obtenir ces logements à des prix abordables.

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Les journalistes de P.A. autours d’un barbecue préparé avec amour par Pam

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Sur la route du festival

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Une fois arrivés, le bonheur de patauger dans la boue

Juste pour vous dire que c’est bon de …

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  • Ecouter FAUVE tous les soirs pour s’endormir
  • Commencer à penser en anglais
  • Se voir offrir le plus beau des cadeaux au monde venant d’Annitte
  • Pouvoir impressionner les taxis avec des mots en Afrikaner
  • Se sentir bien
  • (& que la photo ici présente a été piquée sur le blog de ma roomate)